Tabac : j'arrête !
SEVRAGE TABAGIQUE : LES CLES POUR REUSSIR
DE QUOI PARLE T-ON ?
Le tabagisme est entretenu par trois types de dépendance :
- la dépendance comportementale, liée au geste, à l'habitude à la pression sociale ou à la convivialité,
- la dépendance psychique, qui se manifeste par la recherche d'un plaisir, d'une détente ou d'une stimulation intellectuelle,
- la dépendance physique qui se traduit par un syndrome de manque lié à la nicotine (anxiété, agitation, agressivité, tremblements).
Face à la dépendance physique : le traitement de substitution :
Le test de Fagerström permet de mesurer simplement l'intensité de la dépendance nicotinique et de définir la posologie de départ du traitement de substitution.
La mesure du taux de monoxyde de carbone dans l'air expiré peut être réalisé pour confirmer le degré de dépendance nicotinique et pour adapter la posologie du traitement de substitution nicotinique.
Le dosage de cotinine urinaire est également parfois employé pour ajuster les doses du traitement.
QUE PEUT-ON FAIRE ?
- Si vous êtes un fumeur insouciant, un arrêt brutal a peu de chance d'être réussi.
- Si vous êtes un fumeur devenu hésitant à cause d'une accumulation d'arguments ou d'événements, vous pouvez envisager plus sérieusement une tentative d'arrêt.
- La maturation de l'arrêt du tabac s'effectue d'autant mieux qu'elle est progressive et argumentée par un médecin : parlez-en régulièrement pour renforcer votre conviction.
1/ Test de Fagerstrom :
Répondez à ces 6 questions :
a/ dans quel délai après le réveil fumez-vous votre première cigarette ?
- Moins de 5 minutes = 3 points
- Entre 6 et 30 minutes = 2 points
- Entre 31 et 60 minutes = 1 point
- Plus d'une heure = 0 point
b/ Trouvez-vous difficile de fumer dans les endroits interdits ?
- Oui = 1 point
- Non = 0 point
c/ Quelle cigarette trouvez-vous la plus indispensable ?
- La première = 1 point
- Une autre = 0 point
d/ Combien de cigarettes fumez-vous par jour ?
- 10 ou moins = 0 point
- 11 à 20 cigarettes = 1 point
- 21 à 30 cigarettes = 2 points
- 31 ou plus = 3 points
e/ Fumez-vous de façon plus rapprochée pendant la première heure après le réveil que pendant le reste de la journée ?
- Oui = 1 point
- Non = 0 point f/ Fumez-vous même si une maladie vous oblige à rester au lit ?
- Oui = 1 point
- Non = 0 point
TOTAL DE VOS POINTS =
Signification de votre score :
Score entre 0-2 : pas de dépendance
Score entre 3-4 : dépendance faible
Score entre 5-6 : dépendance moyenne
Score entre 7-8 : dépendance forte
Score entre 9-10 : dépendance très forte
2/ Comment doit se passer votre traitement de substitution ?
Votre traitement de substitution nicotinique doit être adapté : le schéma rigide préconisé il y a quelques années est abandonné au profit d'une posologie initiale adaptée aux besoins réels du fumeur.
La persistance des signes de manque doit conduire à augmenter la dose. (chez les gros fumeurs un traitement peut parfois commencer par l'utilisation simultanée de deux patchs les plus fortement dosés).
Les doses vont ensuite en décroissant, le plus progressivement possible selon la réaction de chacun.
Des consultations de suivi chez votre médecin sont essentielles au soutien psychologique et aux conseils personnalisés.
3/ Quelques conseils pour passer le cap :
On vous a reproché de manquer de volonté pour arrêter ?
Déculpabilisez-vous, car arrêter de fumer n'est pas une question de volonté.
- Vous vous découragez après des rechutes ?
Sachez que l'histoire d'un arrêt est faite de périodes d'arrêt et de reprise et chaque arrêt permet un apprentissage.
- Si vous n'êtes pas arrivé à arrêter de fumer malgré l'aide de substituts nicotiniques que vous aviez acheté par vous même, demandez de l'aide à votre médecin car avec un suivi médical un fumeur a statistiquement deux fois plus de chance de réussir.
- La prise de poids est souvent limitée ou inexistante grâce à un traitement de substitution nicotinique bien conduit par un médecin.
- Attention à «la petite cigarette de trop» une fois que vous aurez arrêté de fumer... celle-ci pourrait vous faire «replonger» aussitôt ! Une seule petite bouffée «pour voir» peut ainsi ruiner des mois d'efforts.
ATTENTION : Gare au retour de la dépression !
Un sevrage tabagique favorise la rechute d'une dépression antérieure. Ce risque est plus important en début de sevrage et persiste pendant les 6 premiers mois. Le médecin peut évoquer l'utilité d'un traitement antidépresseur à titre préventif pendant les premières semaines qui suivent l'arrêt du tabac.
Partenaire de votre santé, votre pharmacien vous conseille et vous délivre des produits adaptés à votre cas.
Les éléments d'information supplémentaires apportés par cette fiche ne peuvent se substituer à l'avis d'un professionnel de santé connaissant votre situation particulière.
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